vendredi 4 novembre 2022

Architecture : La façade Sud-Ouest

Le manoir au XVIIe et XVIIIe siècle

La partie de gauche est construite au XVe. Il est remanié au XVIIe siècle. 


C'était sans doute un grand logis, en rez-de-chaussée, construit à partir de pierres de l'ancien château fort, construit entre le XIIIe et le XIVe siècle. Il est composé, de trois pièces, représentées, par les deux fenêtres à gauche de la porte et d'une, à droite. 

Ce que l'on ne voit pas, sur cette photo, c'est qu'il y avait des bâtiments accolés au manoir, à l'Occident. Nous retrouvons dans un document de la Révolte des Bonnets Rouges, dite Révolte du Papier Timbré, la liste des bâtiments existants : un grand logis, un pavillon d'escalier, une crèche, une écurie, un jardin, un cabinet et une chapelle. Il est dit qu'il existait un étage. L'incendie de la Révolte de 1675, détruit la crèche, l'écurie et les poutres du premier étage.

Le manoir est remanié, avec une élévation ainsi qu'une extension, au XVIIe siècle, sans doute vers 1648. Il est construit avec des pierres en granite. Il est composé, aujourd'hui, de 2 étages, de quatorze fenêtres,  fournies de deux pans et quatre verrières; en façade. 

D'une porte, "Monumentale", ainsi que de trois fenêtres sur l'élévation Nord-Ouest, sur le mur de la tourelle. Quatre lucarnes, jacobines,  fournies de deux pans et quatre verrières. Le toit est arpenté, d'ardoises provenant des grandes ardoisières d'Angers. Le faîtage est réalisé en tuiles. Une d'elles est surmontée d'un pignon en granite. 

Trois conduits de cheminées se succèdent, une à l'Occident, une au médian et l'autre à l'Orient, ornée de décorations, au plus haut. La plus calorifère est celle située à l'Est. Ils sont construits en pierres de granit. Sur le conduit de cheminée se trouve une décoration, appelée "casque de chevalier".

Il est remanié, du XVIIe siècle au XXe siècle. Au pignon de l'Occident, se trouvait une étable, ainsi que sur le parvis. 

Les fermes, propriété du manoir, étaient au nombre de cinq : la Grande Boissière, la Petite Boisière, le Petit Lannien, le Grand Lannien. La Petite Métairie.

Les archives, nous apprennent, qu'une cour close fermée par deux portes cintrées ainsi qu'une esplanade, se trouvait sur le parvis.

Nous pouvons laisser, notre imaginaire, contempler le tout.  


2009

 
2013

Réfection de la façade avec les nouvelles fenêtres - 2022


2022

Lucarne Jacobine - 2022


"Casque de chevalier", détail du pignon en granite sur la lucarne - 2013


Architecture : Détails de la façade Sud-Ouest


Dans l'article de presse de La Dépêche en 1932, il nous ai dit ceci : 

" Devant la façade, rajeunie au XVIIe sècle, de cette imposante demeure seigneuriale, Mr Waquet, nous évoque le souvenir le plus saillant de son histoire : le pillage total et l'incendie partiel dont elle fut victime, en 1675, lors de la révolte du Papier Timbré ".


Les sculptures 


2022

Quelques sculptures sont placées à différents niveaux des murs, il ne s'agit pas de gargouilles (sculptures destinées à faire écouler les eaux de pluies, à une certaine distance des murs). Ici, il s'agit de chimères, nom donné à ces statues,pour décrire une figure mythique ou fantastique d'une époque, destinés à des fins décoratifs. 

A l'Orient, sur l'élévation Sud, il s'agit d'un lion. Il est principalement désigné comme symbole de Royauté.

2022

A l'Occident, sur l'élévation Nord, on peut distinguer, un chien. 

 

2022


Sur le mur de la tourelle, à l'Occident, deux têtes humaines, avec rebord plat. 

J'ai fait appel à Laurent Ridel, historien de l'art médiéval : 

" Les socles que vous me montrez ressemblent à des culots. Habituellement, on y place des statues. Celles de l'époque médiévales sont recouvertes, pour les protéger, d'un dais (voûte en tissus ou en bois). Nous devrions voir, aussi, une accroche dans le mur. 
Il n'existe en rien, de tout cela, malheureusement, sur votre photo"  

2022

Sur la porte "Monumentale", se trouve, sous le linteau, des armoiries. En voici, les détails : elle est en anse de  panier, avec des corniches à cimaise (moulure) et des pilastres (support rectangulaire, composé d'une base, d'un fût plat et d'un chapiteau) d'angelots musiciens. 

Ce sont des caractéristique de la Renaissance.

Arc en anse de paniers - 2022


Corniche à cimaise - 2022


Détail d'un angelot musicien - 2013


Entre les deux étages, au-dessus de la porte, se trouve des armoiries à "Tête Couronnée".  
                                                                  Voir l'article suivant.


2022

Sur les soubassements des fenêtres, du rez-de-chaussée, quelques ornements sont sculptés en forme de tiges ou de fleurs.


2013

Religion : Analyse d'un Trésor caché du XVIIe siècle


"Iesus Hominum Salvator"



Consécration pour la protection divine - 2023


2022 : En nettoyant les abords du château, les bénévoles, ont trouvés ces quatre pierres gravées, à droite de la porte d'entrée, se trouvant en soubassement du bâtiment. Les inscriptions révèlent, un trésor religieux rarissime et exceptionnel. 

2023 : Avec l'aimable collaboration de Marie-Hélène, nous avons décider de déterrer le passé, pour comprendre, à notre tour, cette Beauté que les propriétaires de l'époque nous ont laissés.



MAR - 2022



Le A, de Marie, fondu entre le M et le R - 2023


Représentation de Jésus - SHI - 2022



Représentation de Jésus - SHI - 2023




JOSEPH - 2022



JOSEPH - 2023



Représentation de Jésus - HIS - 2023


Représentation de Jésus - IHS - 2022



Représentation de Jésus - IHS, surmontée d'une croix latine
F.P.C.D.K -
2023


J'ai contacté plusieurs chercheurs et historiens, qui nous éclairent, sur cette intrigue de Sherlock Holmes.

En voici leurs rapports :  


1 - Les archives du Collège Notre-Dame de Jamhour au Liban :

" Le blason de la Compagnie des Jésuites se traduit par IHS". 


" Au XVe siècle, le monogramme IHS, est interprété de plusieurs manières. Notamment en Latin par
" Iesus Hominum Salvator"

En réalité, il s'agit d'une abréviation, en trois parties, du nom de Jésus. dans laquelle le I et le H sont les premières lettres et le S, la seconde. Le H est la lettre ETA et se prononce E. Souvent un trait horizontal surmonte les trois lettres. Plus tard, la lettre centrale, peut en devenir une croix. 
Le premier nom de Jésus n'est pas représenté par son nom mais par son titre, Sa Majesté, "Christus", abrégé en XP.

La lettre Grecque X, se traduit, C en Français et le P en R, représentant donc le mot "Christos". La lettre Grecque, C, se traduit S, en Latin. Nous arrivons au monogramme IHS. Dans le Nord de la France, nos ancêtres écrivaient ce mots en lettres Gothique donc en minuscule, ihs. Nous pouvons comprendre, le trait horizontal, formé, pour devenir, plus tard une croix.

Au XIVe siècle, Saint-Bernardin de Sienne (1380-1444), fait changer les armoiries de la ville de Sienne, en HIS.

Au XVe siècle, Saint-Ignace de Loyola (1491-1556), devient le fondateur de la Compagnie des Jésuites. Il en fait de son sceau les lettres, IHS. Sous ce monogramme, sont accolés des signes symboliques, une demi-lune et deux étoiles. Des signes, remplacés par un cœur transpercée par trois clous, représentant la crucifixion. Plus tard, ce symbole, est représenté par trois clous, et non quatre, représentant les vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance".


2 - Patrick B, Lionel C, Eric C et Thierry Rollat : 

" Dans toutes recherches, le conditionnel est de mise" 

"La datation de ces lettres est très commune au XVIe siècle"

" Les trois lettres IHS, forment le trigramme du Christ. A l'origine, il s'agît du nom de Jésus, en Grec, abrégé, en trois lettres : IOTA, ETA et SIGMA. En Latin, IOTA, devient un I, ETA, un E mais transposé en H et SIGMA en S. L'église catholique médiévale, adepte des d'anagrammes secrètes et de mystères, en fait les initiales de la formule Latine, Iesus Hominum Salvator. 

Au XVIIe siècle, cette abréviation est surmontée d'une croix Latine, pour rappeler le sacrifice Salvateur de Jésus.

Sous ces trois lettres, se cache un "grimoire". C'est à dire, une écriture cryptée, développée par la société secrète de l'Ancien Régime (1589-1791). Autrement appelée, la Société Angélique ou celle des  Gouliards. 

Quid de l'art du grimoire ?  Cela consiste à exposer la description d'une image en une phrase télégraphique, sans articles, conjonctions ou prépositions. Il suffit d'éliminer les voyelles et les consonnes muettes, pour ne garder que les consonnes sonores. Nous réintroduisons des voyelles, pour trouver, le texte masqué par le premier "

Exemples : 

1 - Du mot, blanc, nous ne retenons que les lettres B L N, le C étant muet. Cela peut cacher le mot, Ballon.

 2 - Cœur, Croix Pattée : Nous éliminons, les consonnes muettes dont le X de croix et en réduisant les deux T, de pattée en un seul. Ce qui nous donne : C R C R P T. En introduisant les voyelles, cela devient, Ecrit Crypté.

Pour nos trois lettres IHS, voici ce qu'il en est :

" Iesus Hominum Salvator", nous éliminons, le H (muet) ainsi que le V de Salvator, car il se traduit en U en Latin. Nous gardons le S final de Iesus. Ce qui donne : S S M N M S L T R.

Sachant que la lettre S, peut convenir à un C doux, et à un CH. La phrase décryptée nous donne :


 iCi CHeMiNe hoMme Sous La TeRre
Ici chemine l'homme sous la terre

" Les lettres F.P.C.D.K, ne sont que les initiales des commanditaires, il ne faut pas chercher à y trouver autre chose". 
François Penandreff, Comte de Kerstrat

3 - Julien Bachelier :  

"SHI, monogramme inversé de la première photo et faisant allusion à Jésus, en Grec ancien. Les deux surmontés d'une croix. Autant IHS, est courant, SHI l'est moins. Je ne connais, en Bretagne, qu'une seule inversion de cette nature, sur un objet, conservé au Musée Dobrée à Nantes et daté du XIIIe siècle. Ailleurs, nous trouvons, ce type d'inversion à Saint-Hilaire de Foissac, en, Corrèze. Il existe d'autres exemple, peu nombreux à Poitiers et Limoges. La datation oscillant entre le XIIIe et le XIV e siècle, la plupart sur des émaux, je n'ai pas de comparaison en art monumental. C'est parfois présenté comme une inattention, une inversion. C'est difficilement, concevable étant le coût de tels objets. Il s'agirait peut-être d'un jeu de miroir inversant le monogramme du Christ".

4 - Servane Huonic : 

" La légende voudrait que l'expression soit pré-chrétienne, avec la construction des voies romaines. Le point Zéro, étant à Rome. C'est après, la chute de Jérusalem que les chrétiens iront à Rome. 
SH, pourrait être la phrase en d'Hébreu, sh'ma Israël. Cette prière, nous pouvons, la retrouver, dans l'Ancien Testament. Mais je doute que les catholiques utilisaient ce passage. Au baptême de Jésus, Dieu, lui-même, le désigne : "Toi, tu es mon fils bien-aimé, en toi je trouve ma joie".
A la transfiguration, Dieu, ajoute une recommandation supplémentaire : "Ecoutez-le !"
Les catholiques, ont rajouté des croix sur toutes les vieilles pierres. De plus, ils utilisaient, les lettres IHS, pour le nom de Jésus. Il pouvaient, aussi, l'écrire, JHS : " Jezus Hor Salver" en Breton Armoricain, Jésus mon sauveur. 
A une certaine époque, les pierres étaient baptisées, pour leur enlever, le côté païen."

5 - Paul-François Broucke : 

" Les pierres dont vous m'envoyer les photos sont très intéressantes ! Implantées de la sorte à la première assise au niveau du sol, nous pouvons croire fortement, à des pierres de consécration. Nous reconnaissons, le IHS christique : " In Homine Salvator ". Le monogramme de Marie et le nom de Joseph. Ces pierres devaient avoir, pour fonction, de placer sous la protection divine, le bâtiment et ses occupants. Cela s'observe parfois, au XVIIe siècle".

Sur deux vitraux de l'église paroissiale de Lannedern, datant du 17e siècle, nous y retrouvons les mêmes inscriptions 

IHS - 2023


MAR - IHS - 2023



IHS - MAR - JOANNES - 2023




jeudi 3 novembre 2022

Héraldique : Analyse

Armoirie de la façade



Armoirie à tête couronnée - 2022

Une Armoirie est composée d'éléments et de marques distinctives d'une famille, d'une collectivité ou bien d'un individu, représentées selon des règles définies, sur un écu. Elle est appelée, vulgairement, blason.

Le timbre, dont il est question, ci-dessous, pouvait désigner l'habitation ou la seigneurie du Roi, celle d'un prince royal, d'un duc, d'un marquis ou d'un baron.


J'ai fait appel à Paul-François Broucke, historien de l'art médiéval. Il est responsable du volet Breton, du programme ArmmA, réalisée dans le cadre d'une convention avec la DRAC Bretagne.

Voici son analyse : 

" Le relief est fortement dégradé, ne laissant aucun espoir d'identifier formellement ces armoiries. Nous pouvons toutefois, émettre des hypothèses sérieuses, car elles peuvent être datées, sans erreur, du XVIIIe siècle, à la rigueur, de l’extrême fin du XVIIe siècle. Nous croyons reconnaître, les formes de deux écus, accolés, pris entre deux palmes, passée en sautoir, c'est à dire croisées, au niveau des queues inférieures. Ces écus sont entourés, par le collier d'un ordre de chevalerie, probablement celui de l'Ordre de Saint-Michel ou bien religieux, celui de l'Ordre du Saint-Esprit, dont nous pouvons voir pendre le médaillon, de forme circulaire, tout au bas de la composition, au centre. Au-dessus, une deuxième pierre est sculptée pour timbre d'une couronne de marquis, assez facilement, reconnaissable. L'ensemble paraît, être, dans son état d'origine, sans remontage et désigne quasi-certainement, un couple de propriétaire du manoir. Il suffit d'en connaitre la succession et d'isoler ceux mariés entre 1680/1690 et 1789. Il devrait y en avoir quatre ou cinq, peut-être seulement, trois, avec un peu de chance. Parmi ceux-là, il suffit de chercher, un membre masculin qui aurait été décoré d'un ordre royal de chevalerie, en priant très fort pour qu'ils n'aient pas été plusieurs ! Et vous tiendrez l'identité des commanditaires".

A la Boissière, cet écu est la représentation de la famille de Penandreff de Keranstret, à l'échelle de la royauté. Il s'agit de l'Ordre de Saint-Louis, étant sur quatre générations, capitaines de vaisseaux. 






Le marquis est un comte avec des pouvoirs militaires car son domaine se trouvait en périphérie du royaume et pouvait intervenir militairement, sans l'accord du souverain. 

Architecture : Les Pignons

Le Pignon d'Occident


Comme, je vous l'ai dit dans le précédent article, il faut s'imaginer le manoir, plus long à l'Occident.

Je vais juste m'arrêter, sur quelques détails qui m'ont surpris. 

1 - La Tour date du XIX e siècle. A la jonction des deux blocs, se trouve une gargouille.

A première vue, le matériau utilisé est du granite. Le bloc est doté, de deux meurtrières dites, archères canonnières (archers puis armes à feu). Ces constructions, sont en général, effectuées, entre le XIIe et le  XIVe siècle. On peut y voir, une fenêtre en façade, sans doute pour voir l'ennemi. Il est ornée d'un mâchicoulis (balcon au sommets des tours, percées d'ouverture à sa partie inférieur). L'accès se fait souvent par la partie intérieur du château, accessible par les combles. 

Ici, cette Tour n'a rien de l'époque médiévale.   
  
Après le Moyen-âge, certains châtelains, font construire leurs châteaux de ces magnifiques ornements de pierres. Ils n'ont plus d'ouverture dans le sol et ne sont utilisés, que pour la partie décorative. 

2 - Au milieu de la tour, nous pouvons apercevoir, les contre-marches d'un escalier à vis où se trouvait à la base une porte d'entrée pour les domestiques. Une fenêtre à barreaux se trouve également sur la partie droite de l'ancien logis. Ainsi qu'une fenêtre à meneau ( Caractéristiques du Moyen-Age).

Y est présenté, une autre, archère canonnière, à la verticale de la fenêtre. 

3 - Toujours au milieu, nous pouvons voir, un décrochement en pierres, sur le mur extérieur. Il s'agit d'un petit édicule, construit, sur le mur d'enceinte qui laisse évacuer les déjections par un orifice dans le sol. Ce genre de construction date de la moitié du XIVe jusqu'au XVIIe siècle. Il a comme dénomination : Latrine en encorbellement. 
L'endroit n'est plus accessible pour que nous puissions le découvrir. Il devait se trouver, au premier étage du manoir. 

Seuls les nobles pouvaient s'en servir. Un valet ou une femme de chambre, devaient les accompagner, afin qu'ils ne salissent pas leur vêtements.

Quid de la toiture conique, vous me direz ? 

4 - A la construction du manoir, aucune toiture conique n'existe. Elle a été remplacée ou agrandi dans les années 1970. A sa reconstruction, les couvreurs ont du cassés la sculpture sortant du toit du manoir. La tête est toujours présente et se trouve dans la gouttière.


Tour avec escalier à vis - 2022


2022

Un mâchicoulis  - 2013


La gargouille, l'archère canonnière et la fenêtre à meneau  - 2013


2013

Le Pignon d'Orient


Comme pour le pignon d'Occident, il faut imaginer une autre aile de construction du XVIIe siècle. Certaines particularités sont intrigantes, comme celles de pierres, installés pour former un losange, cela me fait penser à un ancien escalier qui aurait été coupé. Les archives nous apprennent, qu'une étable se trouvait à cet endroit. On y aperçoit quelques fenêtres, un haut conduit de cheminée ainsi que tout à gauche, un carré de cheminée, où apparaît, un habillage, décoratif, à trois volets, fabriqués en zinc.

 

2013

Pierres en losanges - 2022


Habillement en zinc - 2013

En élévation, une colombe - 2023


Fenêtre à meneau - 2023

mercredi 2 novembre 2022

Architecture : La façade Nord-Ouest


Dans l'article de presse de La Dépêche de 1932, il nous est décrit ceci : 

" Nous contournons le manoir, pour en voir l'arrière façade pittoresquement garnie de contreforts et de poivrières".


Le manoir au XVe siècle



Cette façade n'a strictement rien à voir avec l'autre. Elle est plutôt, style néo-gothique. Elle date du XVe siècle.

Elle a beaucoup de particularité. Il faut l'imaginer, encore une fois, avec un bâtiment plus grand avec une aile plus profonde qu'aujourd'hui.

A l'extrémité droite, se trouve une partie du logis, qui servait de cellier. Il est fournit de deux fenêtres disparates, ainsi que d'une porte, en soubassement. Au dessus, nous pouvons apercevoir une fenêtre à meneau ( élément structural horizontale ou verticale, en bois, pierre ou fer, qui divise la baie d'une fenêtre). Il s'agit de la chambre de la servante. 

Au niveau du toit, se trouve trois lucarnes modernes. Deux conduits de cheminées en sortent du toit. Nous pouvons imaginer une continuité de la bâtisse à droite. 

Sur la partie médiane, se trouve une Tour carrée, avec contre-forts, surmontée d'une toiture conique, au plus haut, un paratonnerre sculpté en zinc, orné de fleurs. Elle est desservie, par un escalier, se trouvant dans la chambre de la servante. 

Sur sa droite, se trouve deux murs pignons, au sommet en encorbellement de bois (construction en saillie du plan vertical d'un mur). Celui-ci est posé sur des consoles (pièce galbée en forme de S, servant de support pour un balcon). Le bois est creusé d'un arc trilobé (arc formé de trois portions, de cercles ou lobes). C'est à cet endroit, au rez-de-chaussée, que se trouve la chapelle privée.

A gauche, nous apercevons, une Tour ronde, avec contre-forts, vissée sur le toit. Elle est desservie par le grand escalier à vis. Elle est construite avec une archère canonnière et surmontée de hourds (galeries en bois qui surmontent les murs et les tours) pour la défense du manoir. La toiture conique est construit en ardoise. Elle est ornée, d'une sculpture de fleurs, en zinc. Trois fenêtres verticales de haut en bas et une autre archère canonnière est incluse dans l'angle du mur, en coin. Elle a du être reconstruite ou bien déplacée à une certaine époque.

Sur la partie gauche, apparaissent des soubassements de cheminée et d'escaliers. Une porte, menant dans une pièce, où se trouve un minuscule escalier à vis. Il s'agissait de l'antichambre, aussi appelé cabinet du comte. Endroit où il recevait ses amis en privé. 

Les matériaux des murs intérieurs sont un mélange de schiste et de chaux. Se trouve, aussi, par-ci, par-là, quelques pierres en granite. Plusieurs fenêtres disparates font parties du décor, ainsi que trois lucarnes qui ornent le toit. 

Une autre archère canonnière, y est apposé dans un des coins, au-dessus de la première fenêtre. Une simple décoration ou un réel usage de défense ? 

Deux étables, se trouvait sur le parvis. Ainsi qu'un puits. En 1915, il nous est démontré que ce terrain servait de champ.

Une magnifique allée de hêtres se trouvait sur le chemin de la chapelle. 




Vue Aérienne - 2022


Extrémité Droite - 2013


Partie Médiane - 2013


2013

Détails de la toiture conique - 2022


2013


Boiseries en encorbellement - 2022


2022

Partie Occidentale - 2022

2013

2013

Vue Générale - 2022


2022

Introduction

Préambule                                                                                                             Savoir est essentiel. ...